author: Bordenave, Ana
title: Introduction à l’histoire des cultures queer et à leurs représentations
abstract: Cet échange avec l’historienne de l'art Ana Bordenave proposera une réflexion autour de l’histoire des représentations d’artistes LGBTQIA+, interrogeant l’histoire culturelle et les usages bénéfiques ou anachroniques du terme « queer ». Comment qualifier les cultures « queer » avant la fin du XXème siècle, comment écrire une histoire qui rende visibles ces figures et récits longtemps marginalisés, ou encore comment faire place aux récits sociaux dans le récit artistique ?
tags: queer, artcontemporain, histoiredelart, curation
theme: queer
Présentation intervenant.e.s
[[Bordenave, Ana]]
Notes
Projets et collaborations
LA FABA (Bruxelles) : Projet culturel lié aux cultures queer.
AWARE (2024) :
- Cycle sur les femmes lesbiennes (4 axes) :
- Archives : Atelier avec Isabelle Sentis – « speed dating d’archives ».
- Transition XIXe–XXe siècles : Focus historique.
- Visibilité photographique : Travail sur la représentation.
- Performance : Collaboration avec Émilie Jones (voir son livre, 2021).
- Accompagnement d’artistes femmes.
- Cycle sur les femmes lesbiennes (4 axes) :
Publications :
- Art and Queer Culture (ouvrage de référence).
- Isabelle Sentis (autrice et intervenante).
- Élisabeth Lebovici : Ce que le sida m’a fait.
- Don Hoskin (2025).
- Quentin Petit-Durhual (2024).
Ressources en ligne :
- Archives LGBT Paris.
- Lesbiennes de Paris.
- Big Tata Queer Paris (bigtata.org) : Relais de ressources queer.
Lien avec la thèse
Approche méthodologique :
- L’anachronisme comme outil critique : Comment documenter des expositions contemporaines en mobilisant des concepts queer pour éclairer des œuvres ou des contextes historiques ?
- Fluidité des identités : À intégrer dans l’analyse des discours d’exposition (ex. : éviter les catégories rigides, privilégier les narrations intersectionnelles).
Ressources pour la documentation :
- Archives alternatives : Les projets d’Ana Bordenave (ex. : ateliers avec Isabelle Sentis) montrent l’importance de créer des archives vivantes (speed dating d’archives = méthode participative à documenter).
- Performance et éphémère : Collaboration avec Émilie Jones → Comment capturer la dimension performative dans la documentation ? (Voir son livre de 2021 pour des pistes).
- Visibilité photographique : Enjeu de la représentation lesbienne/queer dans les expositions → À croiser avec réflexion sur la médiation visuelle.
Cadres théoriques :
- Boîte à outils queer : Appliquer cette idée à ta thèse pour dépasser les cadres traditionnels de la muséologie (ex. : repenser les étiquettes, les parcours, ou les mots-clés de documentation).
- Culture vs. Art : La distinction soulignée par Bordenave (« culture lesbienne » > « art lesbien ») peut inspirer une approche contextuelle plutôt que disciplinaire dans la documentation.
Idées principales
- Le queer comme méthode :
- Pas seulement une identité, mais un prisme pour réinterpréter l’histoire de l’art (y compris des sujets a priori non-queers, comme les sorcières).
- Anachronisme productif : Les concepts contemporains (LGBTQIA+) peuvent éclairer le passé sans trahir son contexte.
- Fluidité historique :
- Le Moyen Âge offrait une plasticité des identités bien supérieure à aujourd’hui (réf. : Clovis Maillet).
- Enjeu : Éviter les projections modernes tout en utilisant le queer comme outil heuristique.
- Culture > Art :
- Privilégier une approche culturelle (pratiques, réseaux, archives) plutôt que disciplinaire (art lesbien/queer).
- Exemple : Les performances (Émilie Jones) ou les ateliers d’archives (Isabelle Sentis) sont des objets culturels à part entière.
- Documentation participative :
- Les méthodes d’Ana Bordenave (speed dating d’archives, accompagnement d’artistes) suggèrent des formats innovants pour documenter les expositions :
- Archives collaboratives.
- Captation des processus (pas seulement des résultats).
- Mise en visibilité des invisibilisé·es (femmes, lesbiennes, queer).